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Balade à la côte belge

Blankenberge version culture et nature

Plus que toutes les autres stations de la côte belge sans doute, Blankenberge a souffert -et souffre encore- d’une image de tourisme de masse. Nous avons oublié qu’elle fut autrefois l’une des plus huppées du littoral, avec ses belles villas, son casino mondain et son Pier élégant, qui attiraient les Britanniques en goguette et la «bonne société». Pourtant, au-delà du front de mer bétonné, en vogue dans les années 70, il demeure à Blankenberge tout un patrimoine hérité de la Belle Epoque, qui jalonne désormais une balade thématique agréablement surprenante. D’autres promenades nous conduisent dans les polders de l’arrière-pays et dans des petites réserves littorales, avant de déguster poissons et crustacés frais dans un cadre parfois étonnant...
 

Balade Art Nouveau: sur les traces de la Belle Epoque

Si presque toutes les belles demeures Belle Epoque ont disparu de la digue, on trouve toujours plusieurs maisons datant des années 1890 à 1915, avec leurs «briques glacis» en façade, qui résistaient mieux au climat marin de la côte belge. En fait, la variété et la quantité des carreaux décoratifs des terrasses et façades classent Blankenberge parmi les plus beaux exemples du genre en Europe. Et puis, la ville a réhabilité 3 maisons Art nouveau pour en faire un Centre Belle Epoque, où l’on apprend, grâce à des tas de photos et des vieux films, à quoi ressemblait alors la station, fréquentée par la haute société belge, les us de l’époque en matière de tourisme balnéaire, mais aussi de clivages sociaux... Autre curiosité, d’ailleurs unique sur la côte: le «paravent», une très longue construction Belle Epoque de style néo-gothique, qui témoigne encore de l’élitisme du tourisme balnéaire au 19e siècle. Il est installé entre le parc Léopold et le port de plaisance et longé par une banquette de bois, de chaque côté, de manière à pouvoir passer de l’un à l’autre dès que le vent changeait d’orientation. Inutile de dire que le côté «port» est le plus agréable, puisqu’on peut y voir les voiliers venus remplacer les bateaux de pêche, qui assuraient la première activité économique de la population locale jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. C’est en 1908 que la ville fit construire ce long abri contre le vent, semi-couvert et élégant, longeant alors une double promenade. L’ouvrage est assez particulier, avec ses piliers de fonte, sa toiture de tuiles émaillées, ses arêtières décorées de coquillages et ses tourelles gothiques pointues...


Un «Pier» emblématique...

Comme souvent à l’époque, l’urbanisme des stations balnéaires s’inspirait de la Grande-Bretagne, dont les habitants traversaient volontiers la Manche pour prendre l’air sur la côte belge. Or la construction des jetées (notamment à Brighton) y était très prisée. On bâtit donc des estacades, à Blankenberge, dès 1850. Le Pier, lui, date de 1894 et étalait fièrement son impressionnante longueur de 350 mètres! Doté d’un élégant restaurant, il affichait un style Art nouveau, avec ses beaux kiosques et ses structures de fonte. De nombreux bals et autres animations rythmaient les journées, dès le petit matin. Aujourd’hui, un bâtiment rond de verre et d’acier a remplacé l’original, que les Allemands ont brûlé en 1914. A marée haute, on s’y croirait sur un bateau. De loin, on aperçoit les deux estacades bordant le chenal du port et qui sont également très photogéniques.

La digue: the place to be

Ce fut d’abord un plancher de bois qui couvrit les dunes de Blankenberge. Une promenade pavée vint le remplacer en 1843 et s’étendit rapidement à 1300 mètres! Comme le niveau des rues était plus bas que celui du front de mer et des dunes, on bâtit des escaliers en pierre de taille dès 1855. Certains sont toujours là et s’ajoutent aux particularités architecturales de la station. La digue devint «the place to be», le lieu de parade de la «bonne société», qui s’y baladait alors le long des hôtels et des villas de luxe qui la bordaient...


Le casino

Autrefois, les estivants se retrouvaient au Kursaal, un beau bâtiment inauguré en 1859 et aujourd’hui disparu. Tous les soirs, s’y tenait un bal chic où le «beau monde» se donnait rendez-vous, profitant aussi du restaurant, des salons de lecture, de conversation ou de musique. En 1886, l’administration communale fit édifier un casino sur la digue. Il n’avait pas l’aspect Art déco de celui qui le remplace désormais, puisqu’il ressemblait plutôt à un palais aux tourelles mauresques. Il fit rapidement concurrence au Kursaal, avec ses salles de concert, de bal, d’exposition et de jeu. De nos jours, l’intérieur du casino a été totalement relooké et sa salle principale abrite un restaurant d’excellente réputation, proposant d’intéressantes formules à l’heure du goûter et du dîner... (www.casinoblankenberge.be)

Balades «nature»

On peut aussi oublier les buildings de la digue et faire au moins 2 jolies balades nature, dans les polders (Uitkerkse Polder: 1.400 hectares de mares, canaux et prairies et une immense réserve ornithologique ponctuée de divers observatoires) et dans les dunes, entre Blankenberge et le port de Zeebruges. On y trouve la réserve naturelle ‘De Fonteintjes’, où la flore diffère au fil des plans d’eau (plantes rares et même des orchidées…), en suivant un sentier dans les dunes...


Bien manger

Blankenberge compte un endroit assez original, l’Oesterput, un ancien hangar sommairement aménagé, avec des rangées de tables et de grands viviers. La spécialité de la maison, c’est le homard, que l’on vient donc «pêcher» sous votre nez avant de le mettre dans la casserole, mais aussi les huîtres, les moules et, surtout, un impressionnant plateau de fruits de mer «Royal», servi pour 2, avec une bouteille de champagne. (Tél: 050 411035. Wenduinse Steenweg 16).

Pour plus d’infos sur les nombreuses activités et événements: www.blankenberge.be

 

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